Ce qu'il faut retenir
- Un second domaine part sans ancienneté ni notoriété : il redémarre à zéro.
- Deux sites de la même entreprise sur les mêmes requêtes se cannibalisent ; le plus jeune est traité comme un satellite.
- Une nouvelle activité s'ajoute en pages sur le site existant, pas sur un nouveau nom de domaine.
- Ce qui pèse en recherche locale, c'est la fiche d'établissement et l'autorité d'un domaine unique — pas le nombre de sites.
- Deux exceptions réelles, détaillées plus bas : un public qui ne se recoupe pas, et une marque destinée à être vendue.
Le raisonnement qui pousse à multiplier les domaines
Il se tient, en apparence. « Mon site parle d'électricité, de télécom et de sécurité ; forcément il dilue. Si je fais un site 100 % électricité, il sera plus pertinent sur “électricien Caen”. » Le nom de domaine contenant le mot-clé semble un bonus supplémentaire.
Trois choses clochent dans ce raisonnement.
Un domaine neuf redémarre à zéro
L'ancienneté d'un nom de domaine, les liens qui pointent vers lui, l'historique de ses pages : tout cela s'accumule pendant des années et ne se transfère pas. Votre nouveau site arrive nu face à un site existant qui, lui, a déjà tout ça — y compris le vôtre.
Les deux sites se disputent les mêmes requêtes
C'est le point décisif. Si vos deux sites traitent « électricien Hérouville », un moteur doit choisir lequel montrer. Il n'en montre qu'un, et souvent aucun des deux ne ressort aussi bien que si toute la matière avait été réunie sur une seule adresse. Le plus jeune, en prime, est vite lu comme un satellite du premier.
Le mot-clé dans le domaine ne vaut presque plus rien
C'était vrai il y a quinze ans. Aujourd'hui, un domaine exact pèse marginalement face au contenu et aux signaux locaux. Vous payez un domaine, un certificat, un hébergement et surtout du temps de rédaction, pour un bénéfice qui a disparu.
Ce que nous avons fait, et ce que nous avons arrêté
Nous avons nous-mêmes commencé à construire mk-electricite.fr, pour la branche électricité du groupe. Nous l'avons arrêté en cours de route, d'un commun accord avec le dirigeant — c'était la mauvaise décision.
À la place, l'électricité résidentielle est devenue des pages sur le site principal. Le site est passé de 58 à 196 pages en trois semaines : les nouvelles pages profitent immédiatement de l'ancienneté du domaine, elles renforcent le maillage interne au lieu de le diviser, et il n'y a qu'un seul site à tenir à jour.
Le domaine, lui, a été gardé — mais en simple redirection permanente vers le site principal. C'est défensif : personne d'autre ne l'utilisera, et il ne crée pas de contenu concurrent.
Les deux cas où un second domaine se justifie
1. Le public ne se recoupe pas
Si la nouvelle activité s'adresse à des gens qui ne cherchent pas les mêmes mots, n'ont pas les mêmes attentes et ne demandent pas le même devis, elle peut mériter sa propre adresse. Encore faut-il que le partage soit tenu.
Nous avons le cas : un second domaine consacré à la sûreté électronique, alors que le site principal traite déjà l'alarme et la vidéosurveillance. La différence n'est pas le métier, c'est l'angle : d'un côté l'installateur vu depuis le chantier, de l'autre la conformité, la norme et l'exploitation — avec des pages par secteur d'activité et par obligation réglementaire, qui n'ont pas d'équivalent sur le premier site.
Ce partage-là se décide avant d'écrire la première page, et se vérifie page par page. Sans cette discipline, les deux sites finissent par dire la même chose.
2. La marque doit pouvoir être vendue ou séparée
Si vous envisagez de céder une activité, de l'ouvrir à un associé ou de la faire vivre sous une identité distincte, un domaine séparé est justifié — pour des raisons juridiques et patrimoniales, pas pour le référencement. Assumez alors le coût : c'est un site à part entière, avec sa propre montée en puissance.
Comment ajouter une activité sur un site existant
- Une page mère par activité, qui explique, chiffre et rassure.
- Une page par commune couverte, avec un contenu propre à chacune — jamais le même texte où l'on remplace le nom de la ville.
- Des liens croisés entre la nouvelle activité et les anciennes : c'est ce maillage qui fait profiter les nouvelles pages de l'autorité déjà acquise.
- Une entrée au menu, sinon les pages existent sans être visitées.
- Le plan de site régénéré et redéclaré aux moteurs.
Fait ainsi, l'ajout d'un métier coûte quelques jours de rédaction et aucune infrastructure nouvelle. Voir notre étude de cas sur la génération de sites.
Et les domaines que vous possédez déjà ?
Gardez-les — un nom de domaine coûte une quinzaine d'euros par an et empêche quelqu'un d'autre de s'en servir. Mais mettez-les en redirection permanente vers votre site principal, sans contenu propre. Un domaine qui redirige transmet ce qu'il vaut ; un domaine qui héberge une page vide ou dupliquée vous nuit.
Pour aller plus loin
Pourquoi votre site n'apparaît sur aucune recherche —
les six raisons, dans l'ordre où les traiter.
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