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Étude de cas · opérateur de proximité

Apprendre la panne par sa supervision, pas par son client.

Un parc réparti sur de nombreux sites : routeurs, standards téléphoniques, bornes wifi, box 4G de secours. Jusque-là, la panne s'annonçait par un appel : « on n'a plus le téléphone ». Le temps d'identifier le site, l'équipement et la cause, le client avait déjà perdu une heure.

~30 s

entre l'incident et l'alerte

4

familles d'équipements interrogées

0

port ouvert vers les sites clients

1

console unique pour tout le parc

Trois problèmes, trois réponses différentes

Les routeurs, qui parlent quand on les appelle

Sur les sites accessibles, le routeur est interrogé régulièrement : état du lien, bascule sur le secours mobile, qualité du signal, équipements présents. Une configuration type est générée automatiquement à la pose, pour que deux sites installés à six mois d'écart se ressemblent — c'est ce qui rend la supervision exploitable dans la durée.

Les standards téléphoniques, qui préviennent d'eux-mêmes

Le standard envoie ses événements vers notre serveur : poste déconnecté, lien opérateur tombé, appel en échec. Les messages sont signés cryptographiquement et vérifiés à l'arrivée, pour que personne ne puisse déclencher une fausse alerte en connaissant simplement l'adresse.

Les box 4G, qu'on ne peut pas joindre

Derrière un réseau mobile fermé, l'équipement n'a pas d'adresse publique : impossible de l'appeler. Nous avons donc installé un serveur de télégestion selon la norme des opérateurs : c'est la box qui se manifeste à intervalle régulier. Les commandes — redémarrage, changement de configuration, remontée d'indicateurs — l'attendent et s'appliquent à sa prochaine prise de contact.

Ce qu'on a appris

  • Une alerte qui se déclenche trop souvent finit ignorée. Le réglage des seuils compte autant que la sonde.
  • Tous les équipements ne se pilotent pas à distance : certains modèles vendus en boutique ne l'acceptent tout simplement pas. Il vaut mieux l'écrire dans la fiche du site que de le redécouvrir un soir de panne.
  • La supervision n'a de valeur que si elle sait à quel client appartient l'équipement. Le lien avec la fiche client est la moitié du travail.

Une console, pas six onglets

Le point le plus utile n'est pas technique : tout arrive au même endroit. Une page unique regroupe l'état du réseau, les routeurs, les liens 4G, la téléphonie, l'opérateur et le wifi. On n'a plus à se souvenir quelle interface constructeur ouvrir pour quelle marque.

Ce que ça a changé

Le sens de l'appel s'est inversé. L'équipe technique intervient pendant que le client travaille encore, et souvent avant qu'il ait remarqué quoi que ce soit — la bascule sur le secours mobile étant, elle aussi, automatique.

L'outil

La console, un matin où un site est tombé.

Écran reconstruit — données fictives

Le lien principal du site 07 est coupé depuis quatre minutes, le secours mobile a pris le relais automatiquement, et la courbe de latence montre le décrochage. L'équipe technique était prévenue avant que quiconque sur place s'en aperçoive.

Vous gérez le réseau de plusieurs sites ?

Dites-nous quels équipements vous avez. On vous dira ce qui se supervise, et ce qui ne se supervise pas.